Les frontières sont très anciennes...
Aux dires des spécialistes et des dernières nouvelles, elles dateraient d'il y a longtemps-longtemps, d'autrefois, du temps de jadis, très précisément !
Elle
ont été inventées par les tous premiers mâles, qui, en matière
de frontière, pissaient un rond d'une dizaine de mètres de
circonférence pour signifier les limites du bout de terre où se
trouvait la belle et où ça suintait la phéromone b74bis.
En
ces temps-là, la ligne pointillée produite autour de la Germaine
(la première femme s’appelait « Germaine », mais ceci
est une autre histoire) était plutôt orange...
Évidement,
ce procédé ne manqua pas de paraître un peu rustre. Fallait quand
même une bonne dose de manque de confiance en soi pour se rassurer à
si bas prix ! Et ça puait grave, rapport à leur alimentation de
l'époque pas toujours très fraîche et à l'eau souvent croupie.
Le
temps de jadis passant, cette pratique tomba en désuétude, et seuls
certains milieux huppés, où la nourriture produit une urine de
qualité, pouvaient se permettre de succomber à la tentation,.
Bien
sur, on n'allait pas jusqu'à le proclamer haut et fort, et l'on
savait au fond de soi, quand même, ben oui, c'était pas terrible...
Plus
tard, presque plus jadis mais encore autrefois,
d'autres hommes plus évolués ont agrandis le domaine
réservé ; la phéromone b74 bis n'était plus la seule sur le
marché du « je veux et j'exige ! ». On ne désirait
plus seulement la Germaine, mais aussi le puits, le champs du joli
arbre fruitier (des mirabelles), la belle baraque des parents de la
bien-aimée, la vue imprenable sur le lac du coin et la présence
massive de « sur 4 pattes », constituant, une fois bien
préparés, des mets succulents.
Plus
question de pisser autour d'une si vaste étendue ! Ou alors à
4000 …Mais 4000 proprios pisssant au même endroit..., c'etait
risqué !
On
se regroupa quand même à plusieurs, mais pas trop, on saigna la
vache Germaine (la première vache s’appelait aussi Germaine, et
c'est aussi toute une autre histoire), et on récoltât son sang.
On
badigeonna ensuite des grandes pierres cernant le périmètre, de ce
rouge inimitable, le German blood red type, pierres cernant de gré
ou de force les intérêts territoriaux liés aux nombreuses et
diverses phéromones...
(relisez ;
même moi, j'ai du mal!)
Tout
ça pour dire que l'école, c’est dégueulasse.
Mon
fils de 7 ans a commencé à prendre conscience de la géographie, ce
qui en deuxième primaire, est inévitable.
Et
les zenfants de regarder la carte, de découvrir des pays, des formes
étranges, dont le trait est une ligne rouge.
Alors,
l'enfant voulu voir la ligne rouge...
Du
temps de jadis, pisse ou sang de Germaine, on pouvait !
Aujourd’hui plus...
Plus
de ligne rouge peinte au sol.
Oui...
Pas de ligne rouge, un monde s'écroule...
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