vendredi 6 septembre 2013

Lu Dans "Le Financial Boy Tribune", rubrique "Et le Dow-Jones dans tout ça ?!"

"Mon fils s’appelle Albert et c’est pas de la tarte tous les jours. Avec lui, pas de jours fériés, pas de congés payés…
Déjà, à 6 ans, il mettait des pétards pirates dans le trou de balle des chats et les faisait exploser à distance. Il a décimé le quartier, et aspergé de morceaux de chair une sacrée série de façades et ailes de voitures. Nous, on faisait comme si de rien n’était, comme nous l’avais conseillé le docteur Bob, psypédagogue et peintre.
A 8 ans, c’est au Saint-Bernard de la rue Macheroulle qu’il s’est attaqué. Il a réussi, on ne sait trop comment, à amadouer le Féroce Adolf et à lui enfourner rectalement la plus grosse fusée du magasin de farces et attrapes. Là aussi, à distance, il a allumé la mèche… Le lendemain, on retrouvait encore à trois pâtés de maison des morceaux du clébard !
A 10 ans, c’est l’étalon de chez Eliard qu’il mettait en pièces, toujours à distance respectueuse, prudent qu’il est, le sale moutard.
Et l’apothéose… A 15 ans, il s’est introduit nuitamment au Zoo d’Anvers et a satellisé le rhinocéros blanc, un male, dernier reproducteur de son espèce… On était un peu gênés… Mais comme toujours, Docteur Bob, de plus en plus peintre, nous conseillait de faire du comme si rien du tout.
Nous, Il nous fatigue de plus en plus. Il a 18 ans demain, et ses connaissances s’étendent. Il a internet dans sa chambre et on a peur. Et s’il lui venait l’idée d’exploser des gens ? Ses proches, par exemple…
Aidez nous…
Des parents perdus et un peu flippés"



Photo : Moi, ma femme et Albert, à Liège, en stage chez les Démineurs du 8ème de cavalerie.