"Je
ne supporte pas que qui que ce soit me mette en tête une chanson à
la con qui me perturbe la journée durant…
Ce
matin, je me promenais sur les quais de la Yourte. Michel Sardou
fredonnait « Ne m’appelez plus jamais France » en
continu dans ma large boîte crânienne, et ça commençait doucement
à me courir…
Avec
un succès relatif, je parvenais presqu'à faire taire ce génie de la
chanson française. Mais je m’en rendais bien compte ; il
fallait y aller tout doucement, ne pas brusquer le mental…
Après
une heure de laborieux exercices mentaux, le succès était au
rendez-vous. J’étais tout fier de moi et de ma psyché à toute
épreuve ; résister à Sardou plus d’une matinée, c’est
plus fort que fort, c’est castard.
Tout
sourire, je poursuivais ma marche et laissait mon regard s’attarder
sur les multiples beautés côtoyant ce cours d’eau noble et
froid…
C’est
alors que je la vis, de loin, de très loin. Elle avait cette
silhouette de reine d’Espagne, le dos cambré sur un vélo sicilien
(et donc volé), un port de noblesse cool, magnifique…
Elle
pédalait très bien, ce qui, chez une femme, ne cesse de me
surprendre…
Elle
se rapprochait... A moins de 10 mètres de moi, je l’entendis…
Elle sifflotait gaiement, sur l’air du « tou tou you tou »,
version Véronique et Davina…
Lorsqu’elle fut à ma hauteur, impossible de me contenir ; je l’ai balancé à la flotte sur l’air du tradéridéra…"
Lorsqu’elle fut à ma hauteur, impossible de me contenir ; je l’ai balancé à la flotte sur l’air du tradéridéra…"
Photo
: Véronique,
Davina et l'étalon sicilien (bords de Yourte, 1999).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire